Témoignages

Ce qu’être adopté veut dire… Avec des mots, en vidéo ou à la radio…

Léa pose le cadre, rappelle les données quantitatives et les « causes d’abandon ». Jun a enquêté, filmé, tourné, monté, et mis en image son retour en Corée. Sous un angle sociologique, Joël fait la synthèse du voyage tout aussi identitaire que géographique des adoptés. Aurélie depuis Séoul témoigne au micro de la radio KBS et son interview révèle « l’émotionnel sous contrôle de l’adopté » quand il « décide d’être » en Corée. L’essentiel étant de vivre sa vie d’adulte en toute liberté et de choisir le chemin de sa propre liberté. Hélène insiste sur ce point. Pour Ae-ja, qui a retrouvé sa famille biologique et a été retrouvée par sa famille biologique, l’attachement à la Corée lui semble inéluctable et précieux. Pour autant, les adoptés « cheminent » de manière plurielle, et comme l’indique France, entreprendre des démarches de recherche sur sa famille biologique n’est pas inéluctable et peut ne pas concerner tous les adoptés. Car il s’agit de se plonger dans l’inconnu, dans un mystère qui n’intéresse pas certains.
Et pour ceux qui envisage des démarches, il est fondamental d’avoir mûri un tel projet pendant longtemps et « avec prudence », et d’avoir mesuré le risque d’être « dérouté » comme le dit Marie. Cet aspect est couvert par le documentaire de Capa (Sarah Lebas et Bruno Joucla) diffusé le 1er mai 2011, « Adoption, blessures secrètes », avec notamment Maylis, qui retrouve sa famille à l’occasion du Voyage 2010 de Racines coréennes.