Sophie Bredier

Sophie BREDIER – Réalisatrice / Metteur en scène

 

Sophie fait un travail très intéressant que vous pouvez télécharger sur : http://www.universcine.com/auteurs/sophie-bredier

Filmographie :
– 2010 Elie et nous En 1956, Elie a fait prélever le bout de peau où était tatoué son numéro du camp d’Auschwitz et l’a gardé comme un parchemin précieux. Que faire s’il est volé ?
– 2004 Corps étranger Née en Corée, Sophie a été adoptée à 4 ans. Comment avoir soi-même un enfant sans rien savoir de ses origines et qu’on se sent étranger à son propre corps ?
– 2000 Séparées Vingt-cinq ans après son adoption, Sophie retourne pour la première fois en Corée du Sud. Mais cette histoire privée la renvoie à l’histoire collective d’un peuple divisé par une ligne de démarcation depuis 1953.
– 1998 Nos traces silencieuses Sophie Bredier est une jeune Coréenne de 26 ans, adoptée à l’âge de quatre ans par un couple français. Elle remonte dans son passé asiatique à partir des cicatrices de brûlures qu’elle a sur le mollet, seuls témoins de sa vie d’avant.

 

« La tête de mes parents », sur les effets des « retrouvailles »…

Documentaire pour FRANCE 2.

Documentaire. Réalisé par Sophie Bredier. D’après Sophie Bredier.
Produit par Agat Films & Cie. Avec la participation de France Télévisions et Centre National du Cinéma et de l’Image Animée.

La tête de mes parents retrace le parcours de plusieurs personnes qui ont retrouvé leurs parents biologiques ainsi que les effets de ces « retrouvailles ». Ces personnes peuvent être adoptées, nées sous X, pupilles de l’Etat ou élevées par des mères célibataires. Le point de vue de la réalisatrice, Sophie Bredier, est celui de « l’enfant » qui retrouve : être au plus près des sentiments quand la réalité se superpose enfin à l’espoir et l’attente du parent absent. Entre illusions et désillusions, il est surtout question d’amour et de désamour, de seconde chance ou de rendez-vous manqué. De ce qu’il faut de courage pour braver les souffrances de l’abandon et aller vers cet(te) inconnu(e).

 

Des adultes racontent leurs retrouvailles avec un de leurs parents biologiques. Le 4 septembre 2012, à 23h35 sur France 2 (source : http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/filmographie-de-sophie-bredier_57161)

Recueillir une dizaine de témoignages – et autant de ressentis – à propos d’un même moment, celui des retrouvailles avec un père ou une mère biologique. Telle est la démarche de la réalisatrice Sophie Bredier dans « la Tête de mes parents », où elle donne la parole à 11 personnes de tous âges et de toutes origines (adoptées, élevées par un parent célibataire, pupilles de l’Etat…).

Quand elle raconte le jour où elle a retrouvé celui qui lui a donné la vie, une femme confie : « Je le regardais comme si je regardais un film. » « On se scrutait. C’était animal. On aurait pu se renifler », rapporte un autre. « Ce n’est pas ma mère, celle qui m’a nettoyé, nourri. […] C’est le mythe », estime un troisième, qui s’était juré de commencer par gifler sa mère quand il la reverrait.

Preuve de la mise à distance de ce parent trop longtemps absent, il est parfois qualifié de parent « de naissance » ou de parent « historique ». Certains reconnaissent d’ailleurs que si l’expérience était à refaire, il n’est pas sûr qu’ils la retenteraient. D’autres ont même l’impression d’avoir été de nouveau abandonnés, une fois à la naissance et une autre après les retrouvailles, quand leur père ou leur mère a de nouveau coupé les ponts avec eux.

Une jeune fille explique ainsi : « Je n’arrive pas à m’aimer à cause de cet abandon subi deux fois. » Et d’ajouter qu’elle en veut à sa mère. Si, pour paraphraser un des interviewés, « il n’y a aucune raison valable pour un abandon », quelques-uns sont quand même parvenus à dépasser leur colère. Voire à pardonner.

Empreint d’une grande pudeur, ce documentaire, qui évite de tomber dans le pathos, déploie toute la palette de sentiments par lesquels passe celui qui se retrouve face à un inconnu qu’il a idéalisé ou détesté pendant tant d’années. Un sujet de prédilection pour l’auteur, elle-même adoptée par des Français en Corée à l’âge de 4 ans.

Sylvie Véran, Nouvels Obs

(source :  http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/la-selection-teleobs/articles/36767-la-tete-de-mes-parents)